La Basilique de Sainte Lumineuse du Trampal est située très près de la Source du Trampal, dont il a hérité le nom. Il s'agit d'un bel endroit situé dans la poitrine de la montagne de la Sentinelle, dans le terme municipal d'Alcuéscar. Ce lieu se trouve à quelque quatre kilomètres du chemin d'origine romaine à auquel nous appelons aujourd'hui "Par l'intermédiaire de l'Argent" et qui parcourt Estrémadure de Nord à Sud. Certains compris ont signalé la possibilité qu'il existe anciennement une branche qui arriverait jusqu'à la population de Trujillo en passant par la zone du Trampal ou non très loin d'elle.
On calcule qu'il a été construit vers le milieu du siècle VII et est sans doute un des meilleurs exposants de l'architecture hispanovisigode de toute la Péninsule Ibérienne. De fait, c'est la seule basilique de ce type qui est conservé en pied de toute la zone sud. Il est possible que sa construction soit effectuée sur un autre temple pagano d'origine romaine, ou en profitant des sillares de granit de quelqu'un démonté non très loin de là. De fait, la Basilique est construite dans sa totalité avec sillares réutilisés appartenant à un certain bâtiment beaucoup plus ancien. Sont beaucoup les inscriptions Romains que nous pouvons trouver dans leur intérieur. Et en partant de ces inscriptions, quelques experts ont signalé précisément la possibilité d'une existence précédente dans cet endroit ou non très loin de lui, d'une population romaine appelée Turóbriga et d'un sanctuaire consacré à la déesse Ataecina.
Il s'avère curieux le fait que jusqu'il y a très peu de temps, ni même on avait certitude de l'existence de ce temple. Les gens du lieu connaissaient les ruines de l'ancien bâtiment dont l'éboulement paraissait être plus près que loin, mais personne, jusqu'à 1980, n'a été conscient de son importance historique. Le bâtiment a appartenu au Clergé jusqu'à 1835. En ce moment, et comme fruit du célèbre désamortissement de Mendizábal, il est passé à des mains particulières. Dans les dernier temps on était arrivé à utiliser comme écurie et comme refuge de paysans. Après leur "découverte" les autorités prennent des lettres dans l'affaire. L'Assemblée d'Estrémadure le déclare Bien d'Intérêt Culturel et promeut sa restauration et l'étudie.
La construction est un exposant clair du style hispanovisigodo. De la primitive église de Sainte Lumineuse on conserve seulement son noyau central. Nous savons, grâce aux excavations archéologuiques effectuées qu'il disposait en outre des chambres latérales dont déjà seulement on conserve aujourd'hui sa plante. Il disposait aussi de deux porches également disparus dans les entrées nord et sud. Compte avec un corps central, à auquel on accède en première instance, divisé trois navires très étroits qui ont été aujourd'hui en son temps séparés par des piliers disparus et dans la situation primitive duquel on a placé des sillares de granit. Ensuite nous trouvons le petit espace qui était probablement utilisé de choeur à travers lequel nous accédons à un navire étroit disposé perpendiculairement, la croisière, couverte par six arcs sur douze colonnes. Celui-ci, faisait les fonctions de couloir avec accès aux trois absides dont est composée la tête. Dans la cavité centrale on plaçait l'autel et il est possible que les deux latérales aient servi comme sacristie.
L'utilisation éminemment monacale qui peut être entrevue la forme et la distribution du bâtiment, est renforcée par les deux portes d'accès à la croisière disposées, très probablement, pour utilisation exclusive du clergé. Le petit navire central permet de supposer une faible population laïque, étant un lieu séparé.
La Basilique de Sainte Lumineuse du Trampal est un de ces petits trésors que garde notre terre. Nous sommes sûrs que la visite sera du plaisir de beaucoup.
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