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- Tourisme rural en Estrémadure
 
 
FESTIVITÉ DES CARANTOÑAS, ACEHUCHE, ESTRÉMADURE.
 
  Différents moments de la festivité. Photographies : Juan Luis Castaño (927 23 55 28).

 
 
La festivité des Carantoñas, d'Acehuche, a été déclarée fête d'intérêt touristique.

Cette curieuse festivité coïncide avec la conclusion de Saint-Sébastien (20 janvier), patron d'Acehúche. Son origine remonte à l’époque préromaine, bien qu'il ait souffert des variations tout au long des années, étant dû prinpalement à la diffusion du christianisme.

La festivité de Saint-Sébastien commence la veille, le 19, ce jour le matin le maître d'hôtel et ses parents se chargent de reprendre du romarin près de la localité, celui-ci est transporté jusqu'à Acehúche dans un véhicule. À l'arrivée au village ils sont reçus avec grande acclamation par tout le voisinage, résonnaces des cloches et fusées.

D'autre part les jeunes et les enfants sont les personnes chargées d'aller chercher le « tamborilero », personnage clef de cette festivité, dans le lieu connu comme "Tourillon Blanc", très proche du village. Ce personnage, avec tambour et flute parcourt cette localité pendant les trois jours de festivité, en encourageant avec sa musique et sa présence.

Le maître d'hôtel est la personne chargée de supporter la festivité, ceci est populairement connu comme "servir au saint". Sont généralement plusieurs, un pour chaque jour de festivité. Généralement le motif d'être déguisé est une promesse faite à Saint-Sébastien.

Le jour 20, est le grand jour de Saint-Sébastien.. En faisant jour de ce jour il a lieu "l'alborá". Le tamborilero parcourt les rues en réveillant ceux qui se déguiseront de carantoñas ainsi que tous les voisins.
Les carantoñas sont des hommes déguisés avec des peaux de chèvres ou de brebis. La tête es couvertes avec un masque (carátula, ici de son nom), aussi de peau, avec des coupures pour pouvoir voir et respirer. Celle-ci est ornée avec des poivrons secs, des canines, etc.. Dans leur main ils portent une branche sèche d’acebuche ou d’olivier sauvage, bien qu'ils portent anciennement une brindille sèche avec beaucoup de pointes, appelée "tárama".
Les carantoñas sont toujours des hommes, on ne connaît aucun cas où il y ait eu des femmes.

Une fois réveillés, tous se dirigent vers la maison des maîtres d'hôtel, où on leur offrira des mies avec du café. Ensuite ceux qui vont être déguisés de carantoñas retournent à leurs maisons pour commencer la cérémonie de l’élaboration de leurs vêtements. Les amis les accompagnent pour les aider dans cette tâche difficile. Pendant ce temps, les maîtres d'hôtel, distribuent le romarin "arroser le romarin", repris le jour précédent, par les rues par où il passera la procession.

D'autres importants personnages de ces festivités sont : les "tiraores" et les "regaoras". Ceux "tiraores" sont des groupes de de jeunes avec des canons qui germent à l'air leurs cartouches en armant un grand fracas et en lançant des « salvas» au saint pendant la procession. Celles "regaoras", sont des groupes de filles qui avec la combinaison typique, appelée de "flanelle", accompagnent au saint et arrosent de confetis les rues par où il passe la procession.

Les carantoñas ne sont pas permis de l’église, pour cela ils attendent dans la rue patientement.

La sortie de Saint-Sébastien de l'église est impressionnante. Les "tiraores" et les "regaoras" sont disposés en ouvrant un couloir pour laisser passer le saint. En ce moment les tiraores à l'unison germent leurs canons et les "regaoras" lancent une pluie de confetis, tandis qu'ont entend des « salvas » au saint.

L'aspect des carantoñas est impressionnant. Ils sont placés toujours devant le saint, de deux à deux, ils font des révérences au saint en entraînant la branche d'acebuche.
Quand la procession passera par la maison du majordome, très ou adoranada pour ce moment, le maître d'hôtel ou quelqu'un de sa famille depuis le balcon "eha la loa" au saint. Son contenu est variable, mais on traite normalement d'éloges au saint ou on parle de la faveur accordée. À leur terme ceux "tirarores" font sonner de nouveau leurs canons et les filles jettent des confetis.
La "vache tora" est une autre carantoña est chargée d'alarmer le reste des carantoñas et de compagnons en faisant de grandes revoltes. Il est différencier du reste par ses grandes cornes qui apparaîssent sous une grande couverture et accroche une grande clochette. Son appararition suppose la fin de la festivité.

 

 
     
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